Ca fait si longtemps, mais rien ne passe, si ce n'est l'envie !
Tout me lasse, rien ne me captive ...
Je veux être seul, mais ne supporte plus cette solitude.
Les exutoires commencent à affecter sérieusement ma santé, et les descentes sont de plus en plus difficiles.
Je n'ai presque plus de liens, soit je parle à des sourds, soit je deviens muet lorsque que quelqu'un peut réellement comprendre de quoi je parle. J'ai l'impression d'éttoufer, d'être pris dans une putain de spirale.
Plus je me soulage, et plus les retours sont durs, Moins je me libère de ces pensées et plus elles me deviennent insupportables.
Je ne sais même plus ce que j'attends, si je cours volontairement après ma perte, si inconsciemment j'appelle à l'aide mais que personne n'est capable d'y faire quelque chose, ou si les choses m'ont depassées et que j'ai perdu tout contrôle.
Les gens qui m'intéressent sont hélas rares, et de plus ne sont pas les plus faciles à rencontrer.
Je n'aime pas choisir la facilité, mais mes épaules ne tiennent plus, mon envie est morte, mes nerfs rompus, ma raison se précipite dans un vide, mon coeur n'a plus de foi ni d'idole, les plaisirs se font de plus en plus discrets et brefs, le bonheur quant à lui semble devenu une utopie ! A tel point que j'en suis venu à me demander si il n'est tout simplement pas dans ma nature d'être ainsi ... De s'inventer des maux, ou de les provoquer, Serait-ce donc ma pathologie ? Je dors mal ! J'ai peur de ce qu'il va m'arriver bientôt, mais je cours les yeux ouverts vers cet avenir sombre, et probablement réduit. Je n'en peux plus, je ne suis plus seulement qu'à la dérive. mais déjà totalement dérivé.. perdu au large de cette mer agitée, aucune bouée, aucun rivage en vue. Le souffle court, je bois la tasse, j'estime ne plus suffisamment tenir à la vie pour me battre et nager, pour m'accrocher à un si maigre espoir ...
Pourvu que je rejoigne le fond rapidement, ou qu'un "miracle" intervienne. Mon esprit logique me donne quelques probabilités qui ne sont pas joyeuses. Les regrets et les larmes ne me viennent pourtant pas.
Attendre ! Attends tu verras ça passera, tout ira mieux demain ! Moi aussi j'ai craché ce discours pour me laver les mains sur les pleurs des autres, quelques mots balancés à la volée, sans véritable ressentis, avec un fond de vérité... Vous m'avez dis ces mots, et je me les les suis répétés maintes et maintes fois...
Attendre ! J'ai de plus en plus de mal à y arriver... Et à vous les méprisants, j'aimerais bien vous voir supporter le même poids ... afin de voir vos regard joncher le sol !
1 - Le Pantin intègre avant même d'être doté d'une conscience, la société.
2 - Le Pantin est tenu par les ficelles de l'éthique, la morale et la conformité !
3 - Le Pantin devenu défaillant, se détourne et prend conscience.
4 - Le Pantin cisaille une par une, les cordes qui le tiennent.
5 - Le Pantin devient alors Humain
6 - Devenu Homme digne de ce nom, il supporte difficilement ce cadre de vie. Partout autour de lui, des Pantins et des Marionnettes, rares sont les libérés, en minorité sont les gens ayant de la profondeur.
7 - L'environnement s'avère trop nocif pour l'homme / Pas de possibilités d'émigrer, Elle est partout.
8 - L'Homme est en voie d'extinction, écrasé par une armée de Pantins répondant à un système de contrôle bien pensé, dans lequel une case, un rôle, une responsabilité et ainsi un semblant d'importance, une illusion d'irremplaçabilité sont donnés à chacun d'entre eux. Le Pantin est docile et donc dirigé et exploité avec aisance.